Editorial des vacances 2008
EDITORIAL DES
VACANCES 2008
La Plume d'Ys vous souhaite de bonnes vacances...
Bonjour à tous !
Je crois que nous avons tous particulièrement mérité cette période de vacances. Après des mois difficiles où tout devient souci, les « vacances » au sens propre du terme sont indispensables. Se reposer du travail de plus en plus stressant, essayer de changer d'air pour se sortir des problèmes quotidiens, du chômage, fuir un employeur qui vous pourrit la vie, oui, vraiment, les vacances sont d'utilité publique !
Avec la récession économique (même si les médias, adeptes du consensus mou, hésitent à la prononcer même du bout des lèvres), la part des Français enchaînés à leur sort et ne pouvant pas partir, ne peut qu'augmenter. 42 %, nous balancent les pros de la statistique.
Ceux qui ont réussi à larguer les amarres, le font en jouant le raisonnable : on privilégie quand même le changement d'air, on rogne sur les sorties et la nourriture, on se contente de l'indispensable et on revient, peut-être, à une certaine idée de la société que je voudrais, pour ma part, plus conviviale et moins consumériste. Les campings ont la cote et sans pour autant jouer les stars à l'instar de Franck Dubosc dans le film « Camping », il y a là, sans doute, la recherche d'un ailleurs, pas seulement au niveau du décor, mais une autre « philosophie », une autre approche de la vie face à ce vide qui nous grignote au fond de nous et qui nous interroge sur le fait que nous ne nous sentons pas heureux (Va comprendre, Charles !)
La faute à la baisse du pouvoir d'achat, disent les médias, toujours aussi adeptes du consensus mou. Baisse du pouvoir d'achat ? Non, messieurs les journalistes, vous ne vous en tirerez pas comme ça. Vous oublier de dire : augmentation de la misère, de la pauvreté, du « quart monde » (Tiens ! voilà une expression qui a été bannie du langage, pourtant elle faisait partie d'un vocabulaire très sérieux, souvent universitaire pour devenir presque à la mode dans les années 90….)
Bon voilà, la faute à qui…
C'est la faute à tout le monde : aux gouvernements précédents, pour n'avoir rien fait alors que toutes les difficultés présentes étaient prévisibles et effectivement prévues par les experts depuis plus de vingt ans. Mais on a fermé les yeux pour ne mécontenter personne, pour la cause électorale (problème démographique des retraites, problème du trou de la Sécu, etc.).
C'est la faute aux entreprises, au peuple aveugle, à l'humain en général, qui ont ponctionné les richesses de notre terre comme des parasites, sans culpabilité, sans conscience et qui d'ailleurs ne s'arrêtent toujours pas.
C'est la faute au gouvernement d'aujourd'hui, qui, le moins que l'on puisse dire, ne fait pas dans la dentelle. Ah oui, il fait des réformettes, mais les seuls à payer, ce sont les plus précaires, les plus pauvres. Celui-là, il a choisi son camp, le mépris en plus. La seule différence avec les socialistes, c'est qu'ils ne font même plus l'effort de le cacher ce mépris. Tout est au grand jour, bien revendiqué, les marchands du temple, sans honneur, sans noblesse, juste pour le pognon. La crème des Français quoi, le Club des VIP, ils doivent être 300 en France, le Club des Trois cents, des trois sans : Sans couilles, sans cœur, sans honneur.
Tout pour leur gueule avec la lèche-cul (la lèche-botte ce n'est plus suffisant) systématique de tout ce qui se pavane en nantis.
Cela s'arrêtera sans doute seulement lorsque tout sera mort, qu'il n'y aura plus rien à piller, plus rien à voler. Et bien sur, cela sera trop tard.
En allant à la poste tout à l'heure pour envoyer quelques règlements de factures, je suis passée devant le buraliste. Une revue, niveau moins 15 sous terre nous harangue l'œil : nos pauvres ministres ne font rien de bien folichon pour leurs vacances, cette année !
Vous comprenez, avec à peine 8 % d'augmentation du budget de l'Elysée cette année pour leurs petites folies, festivités et compensations en nature, comment voulez-vous qu'ils mènent la grande vie. LES POOOOOVRES !
Avec une augmentation de 140 % de son salaire, comment voulez-vous que Sarko paye sa pension alimentaire et arrive au même niveau que sa haridelle née avec la cuillère d'argent dans la bouche. Faut la suivre la Carla, quand elle sort faire ses courses, la petite, elle dépense cinq ou six smics dans l'heure. Que voulez-vous, être président c'est pas une vocation, ni du bénévolat, faut que ça paye !
Pauvre Tapie, aussi, un voleur, un tricheur mais qui enfin a obtenu gain de cause en justice (contre d'autres voleurs, il est vrai) : après avoir payé ses impôts, il devrait lui rester seulement 20 ou 30 millions d'euros… LE POOOOOOOOOOVRE !
Heureusement, il avait eu le bon sens de soutenir la candidature de notre cher président… avant…
A la cour de Louis XIV, les courtisans regardaient leur bon roi (pourvoyeur de leurs pensions de nobles déchus…), se curer le nez et chier dans sa chaise perçée et s'esbaudissant sur les beaux étrons royaux : « Ah, le bel homme, qu'il a bien chié ! »(ici, si vous voyez une allusion, vous pouvez, allez je vous donne un indice : à propos du vote constitutionnel.... ) Les siècles ont passé mais les traditions restent.
Pendant ce temps, la petite mamie qui vit au rez-de-chaussée de mon immeuble ne s'achète jamais de viande, tandis que certains de mes amis font les poubelles. Bah, c'est branché au fond, c'est ludique le tri sélectif, quant à faire une petite cure de jeûne, c'est le dernier chic chez celles qui ne savent plus quoi faire pour ressembler à une vieille date séchée, nos ladies milliardaires dépensent des fortunes dans des cliniques 10 étoiles afin de boire un bouillon de poule par jour. A ce prix là bien sûr, elles ont vue sur la mer.
Alors, mamie, t'es jamais contente… Ah ces pauvres ! Ils réclament toujours plus. Tu devrais aller bosser mamie, tu gagneras plus…
Et les fouilleurs de poubelles, hein, je ne vous dis pas, ils exagèrent. Vous ne vous rendez pas compte, ils plombent le commerce avec ça, d'ailleurs certains magasins ont réagi, ils mettent de la Javel sur la nourriture qu'ils jettent, histoire que cela ne leur profite pas, à ces salauds de pauvres.
Il paraît qu'il faut de tout pour faire un monde.
Jusqu'à quand ?
Bonnes vacances à tous.
Ys.

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