La Plume d'YsEditorial de décembre 2007Editorial de Décembre 2007
En ce début décembre, ce sont les fêtes qui se préparent, particulièrement pour ceux qui ont des enfants, ceux qui sont en famille, même si les temps sont durs. Certes, nous assistons à un ordonnancement du monde qui ne présage rien de bon. Vous savez bien que je suis de ceux qui pensent en noir. Mais plus je vieillis, plus j'angoisse.
Quand j'étais plus jeune (et il n'y a pas si longtemps, hein…), j'écoutais avec compassion mon professeur de géographie, un vieux monsieur que nous autres, étudiants voulant refaire le monde, écoutions avec déférence mais aussi parfois avec un peu de moquerie. Le vieil homme échevelé nous prédisait que, d'ici cent ans, les générations futures verraient la disparition de la banquise… On se regardait les uns, les autres, et nous savions qu'il avait raison, mais bon, nous pensions aussi que ce n'était pas pour demain la fin du monde, que nous, nous serions morts bien avant et que surtout, nous en serions contents d'être morts pour ne pas voir ça. Aujourd'hui, je regarde par la fenêtre et je sais. Je me tiens au courant, je regarde depuis quelques années les mises en garde des médias dignes de ce nom, c'est-à-dire ceux qui ne nous prennent pas tous pour des débiles mentaux, à savoir la Cinquième et Arte. Oh, il ne s'agit pas de se la péter… TOUT LE MONDE PEUT COMPRENDRE ET REGARDER ARTE, simplement ce sont les bonnes gens bien comme il faut qui vous font croire que seules les émissions avec des pétasses sont susceptibles de vous intéresser, car ils pensent au bon peuple avec le plus profond mépris et vous servent, en gagnant des milliers d'euros, de la merde alors que vous les faites vivre.
Pourtant, tous les hommes ne sont pas mauvais. Mais voilà, il ne s'agit même plus des politiques, car les politiques sont dépassés, ils sont devenus des pantins des oligarchies dirigeantes, celles qui ont le pouvoir économique.
Car, désormais, c'est ce pouvoir seul qui compte.
Les actes citoyens sont dérisoires, les pays eux-mêmes s'embourbent dans leurs lois nationales, européennes, sans compter la mondialisation. Une seule constante cependant, c'est la paupérisation du plus grand nombre pour le bien- être de quelques uns qui usurpent tout, pour un profit immédiat, tout et tout de suite. L'eau est-elle meilleure parce qu'elle sort d'un robinet en or, dites-moi…
Dans les pays qualifiés de riches, les pauvres, cette notion du quart monde dont on n'entend curieusement plus parler, deviennent pléthore. Il peut s'agir d'un ami, d'un parent, de votre voisin, et vous tous, tout comme moi, vous n'êtes plus à l'abri de rien. Je ne sais pas, je ne vois pas que dire. Pour moi, les âges sombres ont commencé. Ceux d'un inexorable temps où tout dégénère, où la terre n'en peut plus de nous supporter, où l'injustice, la violence, la corruption fleurissent et pourrissent la moindre parcelle de nos terres, de nos racines. Je ne parle même plus d'un continent qui se meure comme l'Afrique, je n'ose vous parler des futurs réfugiés climatiques et des profonds bouleversements socio-économiques qui en découleront. Oiseau de mauvaise augure, La Plume ? Non, cela s'appelle de la prospective et ce n'est pas votre humble servante au QI d'huître qui vous le dit mais de grands spécialistes que personne n'écoute jamais vraiment. Je voudrais vous dire : espérez ! Mais je ne voudrais pas pour autant vous mentir car vous méritez la vérité. Alors, il nous reste peut-être ce petit filet d'amour, ce que nos grands-parents appelaient l'Esprit de Noël. Bien au-delà d'une fête traditionnelle et familiale, il nous rappelle, cet esprit de Noël, qu'elle est avant tout une fête spirituelle. Je ne fais pas référence aux religions, car la religion est affaire d'hommes, de dogmes pas toujours jolis jolis, et qui sert de cadre à une société.
Il nous rappelle que pour chacun d'entre nous, c'est la Foi qui est affaire de divin, quelque soient nos croyances et même si nous sommes athées. Nous avons toujours Foi en quelque chose. Nous cherchons tous notre Sauveur, il peut être un projet, un vœu, un souhait. Je voudrais dire à tous ceux qui souffrent qu'ils ont en eux cette partie divine, leur propre église. Car Dieu, quelque soit la façon dont on le nomme ou dont on ne le nomme pas est tout autour de nous et est en nous. Cela veut dire que vous avez le droit d'être heureux. Cela veut dire que, malgré les difficultés que vous traversez depuis peu ou depuis des années, vous avez en vous la capacité d'appréhender le bonheur car le bonheur est avant tout un état de conscience. J'aurais voulu vous apporter la bonne nouvelle, être prophète, si tant est, comme le croyait Victor Hugo (mais bon, l'homme avec un ego très prononcé, hein…) que le poète est le guide du peuple. Je ne suis qu'une scribouillarde avec un univers personnel que d'aucun qualifie parfois d'un peu bizarre…
Mais, au moins, je peux vous promettre une chose, c'est qu'en ces jours de fêtes, tous ceux qui suivent La Plume feront partie de mes prières. Une prière, c'est peut-être dérisoire, mais sachez que quelqu'un aujourd'hui et demain aura une pensée pour vous. Et cette pensée c'est La Plume d'Ys. Alors, essayez de vous recentrer sur vous-même, l'argent n'est pas tout. Interrogez-vous, quels sont les vrais fondements du bonheur pour vous et vous verrez que certaines valeurs reviendront en votre cœur. Ne cherchez plus alors, c'est l'esprit de Noël qui vous aura habité. Bonnes fêtes à tous, dans la paix, le partage, l'amitié, l'amour, la compassion.
Ys. Article ajouté le 2008-01-03 , consulté 3 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Editoriaux "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |